Accessibilité numérique et pmr : ce que vos équipements doivent respecter
Le cadre légal : qui est concerné ? En France, l’accessibilité des services numériques aux personnes handicapées est encadrée par plusieurs textes. La loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances pose le principe d’accessibilité universelle. Le Référentiel Général d’Amélioration de l’Accessibilité (RGAA) s’applique aux sites internet et applications mobiles des organismes publics. Pour les équipements physiques — bornes, écrans, pupitres — c’est la norme EN 17210 et les exigences architecturales d’accessibilité qui s’appliquent. Toute personne morale de droit public ou organisme de droit privé assurant une mission de service public est concernée. Mairies, offices de tourisme, établissements de santé, musées, établissements scolaires : si vous accueillez du public dans un Établissement Recevant du Public (ERP), vos bornes interactives doivent être accessibles aux personnes en situation de handicap. Les exigences concrètes pour une borne accessible PMR La hauteur de l’interface tactile est la première exigence : l’écran doit être utilisable depuis un fauteuil roulant, ce qui impose une hauteur de zone d’interaction maximale de 1,30 m. Pour les pupitres à hauteur fixe, certains modèles sont conçus avec une inclinaison et une hauteur compatibles PMR. Pour les modèles à hauteur ajustable, une motorisation électrique permet d’adapter la hauteur en quelques secondes. Le contraste des couleurs doit être suffisant pour les personnes malvoyantes : ratio de contraste minimum 4,5:1 entre le texte et le fond selon les recommandations WCAG 2.1. La taille des caractères doit permettre une lecture sans effort pour les personnes âgées ou malvoyantes : minimum 16 à 18 points pour le texte courant. L’interface doit être utilisable sans gestes complexes (pas de double-clic, pas de balayage précis). Le FALC : Facile à Lire et à Comprendre Le FALC est une méthode de simplification de l’information destinée aux personnes ayant une déficience intellectuelle, des troubles cognitifs ou une faible maîtrise de la langue écrite. Elle est recommandée par le Secrétariat d’État chargé des personnes handicapées et de plus en plus exigée dans les appels d’offres publics pour les équipements numériques d’accueil. Une interface FALC utilise des phrases courtes (une idée par phrase), un vocabulaire simple et courant, des pictogrammes reconnus (ISO 7001), des boutons larges et clairement identifiés, et une navigation limitée à une seule profondeur. Ces contraintes bénéficient en réalité à tous les utilisateurs : une interface FALC est une interface plus simple, plus rapide et plus efficace pour tout le monde.
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